Dr Grand Emir. 6zqueje leur faisois un présent de mes droitspar la considération quej’avois pour leurMaître , Sc que je les fervirois de boncœur en tout ce que je pourrois fairepour leur satisfaction. C’est de cettemaniéré que je les renvoïoìs à tous mo-mens ; ils me quittoient en faisant reten-tir par leurs cris dans tout le Camp leursremercîmens , Sc leurs prières pour maprospérité. Ils s’attroupoient ensuite,Sc difoient tous ensemble nous étionsbien malheureux avec ce chien de 8e-cretaire , nous n’avions pas assez debienpour assouvir son avarice ; s’il avoit pûnous dévorer, il l’auroit fait j ce pour-ceau marchandoit avec nous un jour en-tier, pour avoir de lui ce que nous dé-sirions, Dieu nous a fait une grâce sin-gulière de nous délivrer de fa tyrannie,6c de nous envoter ce Franc à fa place;on nous difoit que les gens de cette Na-tion étoient de mauvaise foi, des voleursLc des Corsaires ; nous votons bien lecontraire, Lc plût à Dieu quenouseuf-sionsl’ameaussi blanche, Scia Conscien-ce aussi nette qu’ils l’ont.
On ne parloit plus que de cela dansPétenduë du Gouvernement de l’Emi’r,Lc du refus que je faisois de leurs pre-
fens;