du Grand Emir. 69encore le bas de la veste, pour touc re-mercîment ; ils sortirent de la Tente ,ôccommencerent des le même soir à ramas-ser tout ce que les flots avoient jette furle rivage , espérant de faire le reste lelendemain que la mer, selon toute appa-rence , devoir être plus calme, le ventétant depuis ceflé; d’ailkurs i’Emirde-voit décamper , avec tous ceux qui au-roient pu les embarrasser.
Je me levai à la pointe du jour, pourdonner les moi *ns de faire transporter levin fur ks montagn, s : les tonneauxétoient gros , & les gens de ce Païs-làn’étoient pas accoutumés à voiturer depareilles marchandises : nous attelâmessix paires de boeufs à deux traîneaux,que nous avions ajustés avec des piecesde bois du débris de la Barque. Je prisune vingtaine de Païfans pour les con-duire , & j’allai avec eux pour éviterque ces gens là naturellement maladroits,ne iiflënt rouler nos tonneaux dans lefond de quelque valon : les bœufs al-louent si lentement , que nous n’arriva-mes au Camp de l'Emir Dervich, quevers les six heures du soir: ce jeune Prin-ce fut fl aise de voir ces tonneaux arrivéssains & fauves, qu’après avoir renvoie