du Grand Emir." 73avoient l’humcur plus enjouée , ne fai-soienc rien paroîtred’extraordinaire dansleurs actions, ni autrement: tout se paf.sa en caresses £t en amitiés, il n’yeutniméchante humeur , ni querelle , ni in-solence ; & après mille civilités recipro*»ques, qu'ils se firent a leur maniéré,ilsse séparèrent les meilleurs amis du mon-de.
Ces Princes avoient fait une partie dechasse pour le lendemain, où ils dévoientcourir le Lievre &la Gazelle; mais ellefut rompue dans le temps que nous de-vions partir avec l’Einir Dervich, pouraller joindre les autres : ce fut par un or-dre que le Grand Emir leur envoïa defe rendre incessamment auprès de lui,pour délibérer fur un a commandementqu'il avoir reçu du Grand Seigneur. Usmontèrent tous à cheval au même inf-D tant 9
a Le Grand Emir n’étoit ni Sujet, ni Vassal duGrand Seigneur, & il ne recevoit les ordres de laPorte qu’à cause de son Gouvernement. Voiezci-aprèschap. z, Au reste, à l’occasion de cette Revol-"tedesPaifans de la Samarie , notre Auteur remar-que fort bien que Neapolis estl’ancienneSichemdel’Ëcriture, du nom dc Sichem fils d’Hemor, &c. dcil ne tombe point dans Terreur de M. d’Herbelot, quidit que Neapolis est le nom moderne de la ville deSamarie, quiaétéauflinommceScbastej&c,Nea.
po-