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LIVRE' PREMIER. 13
fauroit reçu , s’il avoir pû se vaincre sur la multiplicité des “femmes -, cela seul étant un obstacle à la Conversion des chinchì-Grands, comme Test parmi le peuple l’impuissance où chacun m-,feroit de quitter &c de répudier celle qu’il a une fois prise ,comme il se pratique cependant dans le Pais.
Sans ce double obstacle qui arrête également les petitsSc les grands , la Religion auroit fait de bien plus considé-rables progrez encore parmi ces peuples. Comme ils ont tousesprit bienfait , & qu’ils se laissent aisément persuader à laraison, on vient a bout sans beaucoup de peine de les con-vaincre de la fausseté de leurs Dieux , & du ridicule de lcùrssuperstitions ; Et leur naturel martial & courageux les atta-che avec tant de fermeté aux sentimens qu ils ont une foisconçus, que c’est de la que vient, avec l’aidc de la grâce deJ esus-C h r 1 st , cette constance admirable , qu’ils fontmême paroitre à profeslêr le Christianisme.
Par des dispositions si heureuses l'on compte dans la Co-chinchine depuis le peu de temps qu’il y a que la Religiony est établie, prés de soixante mille Chrétiens, répandus dansles neuf disserentes Provinces, qui composent ce Roïaume.
On place au premier rang parmi ces Chrétiens & avec justi-ce, trois Maisons de saintes Filles, qui à l’exemplede cellesdu Tonquin , menent une vie auísi parfaite & aussi austerequ'on peut le faire dans les Monastères les plus réformez d’Eu-rope. Elles ont même surpassé en ferveur celles qu’elles ontimitées pendant plusieurs années avec tant de courage , caraïant demandé à l’Evêque de Beryte , lorsqu’il vint faire lavisite des Chrétiens de la Cochinchine,, ( ce qui se fit avectant de bénédiction & tant d éclat, quon eût dit que toutle Roïaume étoit Chrétien, ou que tous les Cochinchinoisà la fois alloient embrasser le Christianisme ) de leur permet-tre de s’cngager à cette forme de vie par des vœux solem-nels ; elles les firent publiquement entre ses mains dans laParroisse voisine du bâtiment où elles vivoient en communau-té : Et cette Cérémonie se fit avec tant de dévotion de fruit,que non seulement elle tira les larmes des yeux de tous les assi-stans , mais quelle toucha sensiblement quantité de jeunespersonnes, qui vinrent se presenter en foule pour embrasserle même genre de vie. Le nombre s’en accrut même si fortqu au lieu dune feule Maison, que l’Evêque de Beryte trou-
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