4$ ' MEMOIRES DE L’EGLISE.
- m j s au p a pe par le moïen des Jésuites. Tout ce nombre n’a
«*1 s Vs 0 " pas continué depuis ce tems-là dans cette' soumission, puisque* 1S *, celui des Neítoriens Schismatiques se trouve , dit-on , en-core aujourd’hui , d’environ cinquante ou soixante milleatnes ; mais il s’en regagne du moins quelques-uns tous lesjours , par la facilité qu’il y a de traiter avec eux des ma-tières de Religion ; Sc depuis peu d’années l’Archevêque Jo-seph Nestorien de Diarbequer Capitale de Mésopotamie ,s’est réconcilié avec l’Eglise Latine, par l’entrémisé desCapu-*cins, qui ont une Mission en cette Ville.t heatnde Les dernieres Relations de ce pa'is-là , nous apprennent
t* Turquie-, que ce Prélat a été déclaré Patriarche depuis quatre ou cinqans par un commandement du Grand Seigneur, obtenu à larequête du Capelan Bacha, qui le demanda à fa Hautesse à lasollicitation d’un Capucin,- qui le traitoit dans ses maladies;si bien que les Caldéens Catholiques n’en reconnoissent plusd’autre que celui-là. On y lit aussi que suivant des lettres,datées du premier Juillet 1681. qui en font venues, ce Patriar-che sir recevoir processionellement Sc avec tous les honneurspossibles, l’Evêque de Cesaropolis, qui é toit comme nous sa-vons dit Vicaire Apostolique de Babylone Sc Visiteur dequelques Provinces d’Orient, à son passage à Diarbequer, Scqu’il obligea ce Prélat à célébrer Pontificalement dans sonEglise. L’Evêque des Grecs Sc celui des Arméniens, voulu-rent assister à cette cérémonie, SC les peuples volant ces dif-férentes Sectes réunies Sc assemblées dans une même Eglise,firent retentir Pair de cris de joie , Sc montrèrent par-là, nonfeulement celle qu ils avoicnt de voir en Turquie un Envolédu Saint Siège , mais encore ie désir Sc la disposition qu’ilsontà leur Conversion.
Les Grecs Sc les Arméniens, touchez d’cmulationà la veucdes honneurs que les Nestóriens ou Caldéens ( car ils ontretenu ce nom depuis qu’ils se sont réunis ) avoient rendus àce Prélat , voulurent en faire de même : Ils le prierent si in-stamment de vouloir célébrer la Messe en leurs Eglises, &deleur donner fa bénédiction Pastorale , qu’il ne put s’en dis-penser. II n’y eut pas même jusqu’aux Turcs, qui ne se mon-trassent honnêtes Sc respectueux en son endroit, contre leurcoutume ; ce qui n’aida pas peu à adoucir les peines Sc lesfatigues inséparables de l’emploi auquel il étoit engagé.
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