g 0 MEMOIRES^DE L’EGLISE.
8tat v, "TN a NS le teins que l’Eglise d’Assrique florissoit avec plusdans t’A-d’éclac , lAmerique etoit egalement inconnue aux Euro->ismque. péans, Sc plongée dans les tenebres de l’Idolatrie. Aujour-d’hui par un secret de la Providence , qu’il ne nous est paspermis de pénétrer , cet ordre est changé , Sc tandis que l’Af-frique est réduite dans l’aveuglement, que nous venons de voir,l’Amerique éleve dans son sein une infinité de Chrétiens, quise distinguent taht par leur nombre innombrable , que parrattachement sincère , respectueux Sc inviolable qu’ils ontpour la Religion Chrétienne.
Le premier qui fit voile vers çe Continent , fut Christo-phle Colomb , naîíf de Genes, à qui Ferdinand Sc Isabelle,Rois de Castille , équipèrent pour cet ester des Vaisseaux l’anmil quatre cens quatre-vingt douze. II découvrit la nouvel-le Espagne, qui est le Mexique, 1 ’Iste Espagnole , Lz liste deCuba , qui a deux cent lieues detenduë. Americ Vespu-ce, Florentin, entreprit la même Navigation quelques an-nées aprés, Sc il en rapporta tant d’honneur , que bien qu’ileût été devancé par Colomb , dans la connoissance de cenouveau Monde, ces païs furent appelle? de son nom, Ame-riqup.
Les Conquêtes que les Espagnols d’un côté & les Portugaisde l’autre avoient déja commencé d’y faire en 1493. les uns versl’Occident , Sc les autres vers l’Orient, a'iant caufé des dé-xull du ^êlez entre ces deux Nations , le Pape Alexandre VI. lestape AUx . accorda de cette forte, que tout ce qui étoit étendu depuis lesvj.àTerd \ç[ç$ Atlantiques ou Hesnerid.es , jusques au Levant, seroit
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l'tn adjuge aux Portugais, Sc que tout ce qui s etendoit du cotedu couchant, appartiendroit aux Castillans.
Ferdinand Correz, Sc François Pizarre, qui se mirent enMer sur les pas de ces Voïageurs , furent encore plus heu-reux qu’cux. Le premier conquit le Roïaume du Mexique ,dont les Rois étoient électifs , Sc le second celui du Pérou ,qui au contraire étoit héréditaire. Ce n’est pas ici le lieu dedécrire les particularisez dçs guerres qu’ils furenrobligezd’en-treprendre pour s'en rendre Maîtres, non plus que celles desPortugais pour conquérir le Brésil : II suffira de dire en gé-néral de tous ces trois Roïaumes , que les Temples qui yétoient élevez aux Idoles, aïant été démolis, Sc les Sacrifices
d’hommes