LIYRE SECOND. L 57
diverses Liturgies qui font répandues dans tout le monde, ne LituRcisconviennent en substance Sc dans ce qui fait ie fondjprinci-pal de la Liturgie; car dans toutes les Eglises on lit a abordles divines Ecritures, on récité des Pseaumes Sc des Canti-ques, Sc ensuite on offre du pain Sc du vin, mêlé d’eau : Le Prê-tre consacre ce pain Sc ce vin en le bénissant avec le signe de laCroix, Sc en prononçant dessus les paroles de Jesus-Christ.
Enfin on récité l'O raison enseignée par ce divin Sauveur; onreçoit la sainte Eucharistie, Sc la Communion est suivie d’ai-dions de grâces.
On peut diviser toutes les Liturgies en Orientales Sc Oc-cidentales. Les principales des Orientales font celles desGrecs Sc des Melchites, des Caldéens ( fous lesquels font com-pris les NestKiens, les Jacobites Sc les Maronites J des Coph-tes ou Chrétiens d’Egypte, des Ethiopiens, des Arméniens,des Moscovites, Sc enfin des Esclavons, du moins en partie ;car ceux qui habitent le long de la Côte- de Dalmatie, on ctraduit TOífice Romain en langage Esclavon, Sc y ont con-formé leur Liturgie : ce qui se peut encore dire pour ce der-nier point des Grecs, qui font dans la dépendance des Evê-ques Latins, des Maronites,dune partie des Nesterions Scdes Arméniens, qui ont austi reformé leurs Liturgies pour ap-procher davantage de la Messe des Latins.
De toutes ces Liturgies on peut regarder celle des Grecs,comme la source Sc l’origine de toutes les autres dont nousvenons de parler ; car s’il est vrai, comme quelques-uns pré-tendent savoir observé , que toutes ces Liturgies aient étctraduites du Grec, on peut aisément conclure, que les Egli-ses Grecques ont été les premieresqui ont composé un corpsde Liturgies,fur lesquelles non seulement les autres Nationsdu Levant, mais encore toutes les autres Nations Chrétien-nes se sont ensuite réglées. Quoiqu’il en soit, toutes ces Li-turgies répandues chez tant de Nations , & écrites en tant dediverses Langues, puisque la plupart le sont dans celle dechaque Pais, diffèrent entre elles de quelque chose. Cellesmême qui fervent à un même Peuple, ne font pas toujoursconformes entre elles. Les seuls Jacobites en ont plus dequarante disterentes, fous différons noms. Les Maronites enont aussi un assez grand nombre, quoique dans le Misselqu’ils ont fait imprimer à Rome en 1591. ils n’y en aientTome /. R K