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1685.
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300 MEMOIRES DE L’EGLISE.formée, par le premier de tous les Edits que l’on eût fait cri 5France pour y perméttre une autre Religion que la Catholi-que , depuis rétablissement du Christianisme , aïant connupar sa propre expérience , combien cette Secte étoit dan-gereuse pour l’Etat Sc pour la vraie Religion , chercha lesmoïens de l’exterminer par des-voies qui ne furent pas moinssanglantes.
Henry III. y travailla aussi , quelque agitée que la Fran-ce fût de son tems de troubles &c de tempêtes : Et s’il permitaux P. R. par l’Edit de Mai 157 6. l’exercice public &:géné-ral de leur Religion par toutes les Villes lieux du Roïau jme fans restriction , il révoqua plus d’une fois cette grâce,pouffé à bout par les nouveaux troubles par les nouvellesrebellions des Huguenots. II jura même solennellement deles poursuivre Sc de n’en point souffrir, se déclarant pour cet»effet Chef de la Ligue Catholique, qui se forma dans leRoïaume.
Henry IV. qui succéda à la Couronne , n’eut pouf eux ;toute la condescendance , avec laquelle il les traita depuisfà réunion à l’Eglise , que dans la veuë de les ramener. I!connoiffoit trop bien le caractère & le genre d’une hérésie,-qui voulut plusieurs fois-partager avec lui son autorité & sesfinances, pour la laiffer établir dans son Roïaume. Lors doncqu’aprés divers-Edits, qui en permettoient l’exercice, ild'on--na celui de Nantes , qui régla tous les différends survenusentre ses Sujets Catholiques & Huguenots ; qu’il déterminapar cet Edit la conduite qui seroit gardée àl’égard de ceux-ci , Sc les lieux dans lesquels ils pourroient faire l'exercicede leur Religion ; ^u’iì établit des Juges extraordinaires pourleur administrer la Justice qu’il pourvût même par des ar-ticles particuliers à tout ce qu’il jugea neceffaire poùr main--tenir la tranquillité publique , il ne le fitqu’afin que la paixqui fuccedoit par ses soins aux Guerres Civiles & Etrange-*res, que ses Peuples a voient souffertes , ne fût plus trou-blée dans la fuite 3 l’occasion de la Religion Prétendue Re-formée , comme il étoit arrivé fous les Regnes précedensespérant que l’aversion qui étoit entrelceuxde l’une&l’autre-Religion , étant par-là insensiblement diminuée SC éteinte , il*seroit plus en état de travailler, comme il avoir résolu, à réunir'a l’Eglise ceux qui s’en étoient malheureusement séparer*
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