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Memoires De L'Eglise, Ou L'On Voit L'État Présent Du Christianisme, tant en Europe, que dans les autres parties du monde, & toutes les revolutions qui y sont arrivées au sujet de la Religion Catholique / Jean Paul Abbé de la Roque ; Dédié à Monseigneur Francois de Harlay
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Phance. :

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Jï4 MEMOIRES DE L’E GLISE.

notifier, & que l’on commençoit à penser que ç’avoir été unede ces pièces qui demeurent à moitié-cliemin ,& qui a causede cela ne permettent pas que l’on sache quel a été le desseindes Entrepreneurs.

II est vrai que les Ministres firent tous leurs efforts pouren détourner l’effet: Que pour cela ils expliquerent les paro-les du Clergé d’une façon toute contraire à ses véritablesfentimens : Qffils répondirent à fa douceur &C à son honnê-teté par des mépris & par des calomnies atroces : Qu’ils luiopposèrent une opiniâtreté inflexible que pour y entretenirles Peuples, qui ne voulurent, ou qui ne purent pas par eux-memes s’éclaircir des choses, ils tâchèrent de les éblouir, & deles abuser par des réponses spécieuses & pleines d’illusions,comme on le leur a fait assez sentir.

lis vérifièrent par-là le sentiment erronée dans lequel ilsfont, & ce que quelques autres de leurs Ecrivains ont ditfort malicieusement, que c’étoit me chimere de s’amuser àvott-loir réiinir des Religions ; que c’étoit chercher la pierre philofo-phale ou lu quadrature du Cercle ; qu’il étoit étrange que des Do «è,leurs qui devroient avoir médité fur la nature des choses ,euj[entété coejfez, de 1‘efperance d’y réiifjìr amiablement , leur étude leuraïant dû apprendre que la Religion , qui originairement doit êtreun principe de concorde, es un principe de querelle & un levainqui aigrit & qui fomente U antipathie. Jfic les Conciles & lesConférences, soit generales ou particulières , que l’on peut cm-ploter d cette grande pacification, font des voies entier ement inu-tiles : Jftte quand C Eglise Romaine , qui s’c fi telhment liée lesmains par fis Décisions quelle croit infaillibles y qu’elle ne fàyroitplus avoir aucune condescendance pour les Protefians , pourraitaccorder une telle condescendance avec fes principes , les Protefiansne pourroientpas en faire de même , & quainfi l’affaire manqueroiltoujours de part ou d’autre»

Cette disposition, qui provencit d’un entêtement Lc d'unendurcissement profond dans lequel les Protestans étoient,pour ainsi dire , endormis, demandant quelque chose de plusfort pour les réveiller de cette léthargie mortelle.; pour le-ver le voile qui les empêchoit de voir ; pour suspendre les im-pressions dé leur accoutumance , Sc pour les obliger de rece-voir Sc d’écouter attentivement les veritez orthodoxes, onjugea devoir cmplo'icr à cela un peu de sévérité, puisque la