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Memoires De L'Eglise, Ou L'On Voit L'État Présent Du Christianisme, tant en Europe, que dans les autres parties du monde, & toutes les revolutions qui y sont arrivées au sujet de la Religion Catholique / Jean Paul Abbé de la Roque ; Dédié à Monseigneur Francois de Harlay
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LIVRE TROISIEME. ? 313

travers des ronces Sc des épines qui vous empêchent de volts réunir àson Troupeau; Sc aptes que nous aurons fait inutilement auprès de vous,tout ce qui est de nôtre devoir , pour vous inspirer des sentimens depaix , en vous présentant ces voies assurées d une prompte réconcilia- 1 6 ® í*lion avec I’Eglise, la grâce de la paix que nous vous aurons offerte avectant de sincérité Sc de tendresse, retournera à nous aprés que vous I’au-rez rejettée , Sc Dieu ne nous demandera plus compte de vos âmes. Etparce que cette derniere erreur fera bien plus criminelle en vous que tou-tes les autres , vous devez vous attendre â des malheurs incomparable-ment plus épouvantables & plus funestes, que tous ceux que vous ontattirez jusqu’à présent vôtre révolté Sc vôtre Schisme. Nous attendonsde vous, nos tres chers Freres , de meilleurs sentimens 8c des desseinsplus favorables à vôtre salut. Fait à Paris en TAÍIemblée generale duClergé de France, le premier jour de Juillet de l'an de grâce i68r.

La Lettre circulaire animée de la même charité, conju-roit tous les Evêques du Roïaume de ne rien omettre de leurpart pour l’heureux succès de ce grand dessein, de faire signi-fier 1 'Avertijsement Pajloral à tous les Consistoires de la R. P. R.d’ordonner aux Peuples des Jeûnes, des Prières Sc des Aumô-nes, d’établir des Catéchismes, des Prédications, des Exhor-tations & des Conférences amiables, &: de faire générale-ment toutes les autres choses qu’its jugeroient les plus pro-pres à réunir les esprits. Sa Majesté les exhorta de son côtéì la même chose, par une Lettre que l’Assemblée la suppliade leur écrire , de même qu’aux Commissaires départis dans lesProvinces,afin qu'ils travaillassent de concert &C dans un mêmeesprit de paix à cette sainte entreprise, sans rien faire contreles Edits &c Déclarations, en vertu defquelles l'exercice de laR. P. R. étoit toléré dans le Roïaume.

Une conduite de cette nature écoit la chose du monde laplus propre & la plus capable de toucher les Protestans, &de les réconcilier à l’Eglise : Auísi cette charitable Mere vit-esse bientôt revenir dans son sein, ensuite de cet Avertisse-ment Pastoral, une grande multitude de Prétendus Réfor-m”z , qu’une conscience abusée par des motifs imaginaires deleur séparation avoir retenus dans le Parti Huguenot. Rienn’est plus faux par conséquent, que ce qu’un Auteur de ceParti avança peu de tems aprés , que cet Avertissement n’a-voir servi de rien qu’à faire faire bien des Harangues ; que le a» curgéPublic ignoroic encore aujourd’hui le cui bono de toutes ces A////'ailees Sz. venues des Intendans dans les Consistoires pour l’y RésiéxiaiuTme I, R r