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LIVRE TROISIE’ME. 559
que n’avoit pu parvenir jufqu’au>commun peuple dc ía R.P. R. “■ fKA * NCBles Ministres l’aïant détourné de lire cet Avertissement Pasto- c. * CB 'ral, ou lui aïanr donné, comme à l’Eericure & aux Ouvrages « s ^ grdes Saints Peres, de fausses explications, & que par ccíWien <°la plupart de ceux qui écoienc encore dans Terreur y demeu- «reroient fans remedc,si Sa Majesté n’appuïoic de fa prote- «ction, & nefoutcnoit dc son autorité, ce que le Clergé avoir si «■heureusement commencé. «•
On poursuivoit en exposant à Sa Majejîé : Que bien que «dans TEtat florissant où fa valeur & fa sagesse avoient mis son «•Roïaume, le Clergé eût de tres-justes sujets de demander la «rrévocation des Edits, par lesquels les Rois ses Prédécesseurs «avoient permis par Provision seulement, Texercice de la Reli- «gion prétendue Réformée; ce n'étoit pas cependant la feule «■chose fur laquelle il insistoit alors : Que la tres-humble prière «qu’il faifoit à Sa Majesté n’étoit pas pour la révocation d’au- «cun Edit: Qssiln’y en avoir point, hc qu’il ne pouvoir pas y «en avoir aucun, qui permît aux Prétendus Réformez de dire «des injures à T Eglise Catholique, 55 de lui attribuer une fausse »doctrine qu’elle ssenfeignoit pas,&: quelle n’avoit jamais en- «feignée : Que cc feroit un malheureux privilège, dont les Mi- «nistres eux-mêmes auroienc honte -, Que la supposition & la «calomnie étoient des crimes condamnez par toutes les loix «divines & humaines : Qsson les châtioit, ces crimes, avec fe- «vérité, quoi qu'il ne s’agîc que de la réputation de quelques «personnes particulières, Sc quelles étoient encore plus pu- «nissables, si elles donnoient atteinte au Corps entier de TE-«ta t : Que quelques aveuglez que les Prétendus Réformez pus- «sent être, ils ne l'étoient fans doute point jufqu'à oser foute- «-nir que tels crimes lèur dussent être permis, ou jufqu’à fe «plaindre de ce que Sa Majesté leur défendroit de les com- «mettre’: Que c’étoit-là néanmoins la feule grâce que le Clergé «lui demandoit, savoir, que pendant le tems qu’il plairoit à Sa «•Majesté de permettre aux Prétendus Reformez Texércice de «leur Religion, il. leur fùt fait défense de continuer les injures «
& les calomnies qu’ils avoient répandues, & qu’ils répan- «doient encore tous les jours dans leurs Prêches &: dans leurs «Ecoles.
S'il n'étoitquestion que de nos personnes en particulier,contimoientils plus bas > nous ne paraîtrions pas , SIRE, «-