ÏRA.NC*-
1685.
360 MEMOIRES DE L’EGLISE.
«pour porter nos plaintes à Vôtre Majesté, &: pour obtenir dc» fa justice SC de fa puissance, la réparation des injures que les„ Ministres nous disent continuellement dans leurs Libéles :» Au cofttraire, le Clergé feroit ravi de leur pouvoir témoigner„ par fa patience, Sc par 1 oubli volontaire des outrages qu’ils« lui font, la charité fincere qu’il a pour eux. Mais nous ne« pouvons négliger l’honneur de l’Eglise nôtre Mere, que les« Ministres attaquent par leurs calomnies, ni le salut .d'un» grand nombre de fes enfans qu’ils retiennent dans l’erreur» par leurs fausses suppositions. Et nous ne doutons pas, que« par les mêmes, considérations Vôtre Majesté n* y soit aussi» tres-sensibîe, Sc qu’aïant témoigné , comme elle a fait en«toutes rencontres, tant de zele pour le salut de fes Sujets,w tant de respect Sc de vénération pour l’Eglife, elle ne répri-« me par son autorité une injustice Sc une malignité si contrai-« res non feulement aux principes du Christianisme , mais» même aux réglés les plus communes de l’équité natu-» relie.
Dans cette vue ils supplièrent Sa Majesté, i°. de renou-veller par telle voie qu’il lui plairoit Sc qu’elle jugeroit laplus convenable, les Edits Sc Déclarations par lesquelles ilétoit ordonné aux Prétendus Réformez, de parler avec res-pect des Mystères de la Religion Catholique, Sc de leur dé-fendre , lorfqu’ils voudroient proposer ou réfuter les articlesde nôtre Foi , de fe plus servir de termes injurieux qu’ilsavoient jufqu’alors emplo'iez, ni d’en substituer de sembla blés.2.0. Comme la doctrine de l’Eglise Catholique est clairementproposée dans fa Profession de Foi Sc dans les Décisions duConcile de Trente,de leur faire pareilles défenses d’imputerà la Religion Catholique une autre doctrine, ni aucune des er-reurs qu’ils avoient eu jufqu’alors la témérité de lui imputer,quoiqu’elle les eut toujours détestées Sc condamnées en quel-ques Auteurs qu’elles se trouvassent.
Enfin ils conclurent en réprésentant à Sa Majesté ,qu’Ellcimprimeroit par cette conduite dans l’ame de tous ses Sujets,le respect inviolable qu’ils doivent à la Religion Sc à la Foi; &que pendant que ceux de la R. P. R. qui se scroient conver-tis , se foumettroient volontairement aux ordres de l’Eglise,Sc fuivroient avec inclination fa doctrine, les ennemis de favérité Sc de fa gloire n’auroient pas au moins la licence de
fourrage