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1685.
MEMOIRES DE L'EGLISE,toriré de juger dans son Diocèse , de tout ce qui regardela Foi 5L la. Doctrine de l’Eglise : Aïant donc satisfait à C eque le Parlement deíìroit, il condamna par un Mandementdu premier Septembre tous les Livres contenus dans ce Ca-talogue , auquel il sc réserva d’ajouter dans la fuite les autresLivres de même nature , qui n'y croient pas compris. II dé-fendit en même tems à tous ses Diocésains, de les lire, fai-re lire & retenir, leur enjoignant de les remettre incessam-ment entre ses mains, ou entre celles de son Penitencier;& il invita les Magistrats , qui soivoient fidellement lesintentions de Sa Majesté , de faire en sorte que tous cesLivres fussent au plutost supprimez ; ce que le Parlement,veu ledit Catalogue , ordonna être fait par Arrest du 6 . Se-ptembre.
Le 15. il y en eut un du Conseil d’Etat du Roi, par le-quel conformément à l’Arrest particulier du Parlement , ilfut défendu à tous Chirurgiens & Apoticaires de la R. P.R.dont^la profession leur donnoit prétexté d’aller frequemmentdans les maisons , A: d’empêcher les Religionaires de se con-vertir , de soire à l’avenir aucun exercice de leur Art, pareux ou par personnes interposées, directement on indirecte-ment , soit en louant leurs Privilèges , ou de quelque autremaniéré que ce pût être.
Le même jour le Roi étant en son Conseil, ordonna queles P. R. se pourroient marier par les Ministres, quiseroiencétablis par les Intendans & Commissaires départis pour ba-ptiser les enfans , pourvu toutefois que ce fût en présencedu principal Officier de Justice, de la résidence de ces Mi-nistres & aux jours reglez par les Intendans. Sa Majesté leurdéfendit en même tems de faire en ces occasions aucun Prê-che , ou Exhortation, que ce qui étoit marqué dans les Li-vres de leur discipline j & ordonna qu’à l’égard des publi-cations & annonces , qui doivent préceder les mariages, ellesfe feroient au siège Ro’ial le plus prochain.
D’autres Arrests du 9. avoient condamné quelques Tem-ples à être démolis , òc avoient interdit en tous ces lieuxPexercicC de la R. P. R.
II se faisoit cependant de grands mouvemens à cause de la Re-ligion, dans les Provinces les plus éloignées, par la fermeté aveclaquelle les Magistrats U les Ministres du Roi répondirent au
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