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6a MEMOIRES DE L’EGLISE.
■-ses soins à faire joiiir les Catholiques, ses sujets , de la paix
a n g l e- à la gloire dont il savoit que leur innocence & leur fi-terre. ^ c jj c ' j es rendoient dignes.
ï6 8y Par cette application le nommé Tite Oats qui fut déla-teur de la Conspiration, qu’on imputa aux Catholiques en1 6 7 9. & qui en fit périr injustement un si grand nombre,acheva bien-tôt d erre pleinement convaincu par le témoi-gnage même des Protestans du crime de parjure , pour le-quel il étoit déja détenu prisonnier depuis quelques années.Comme cette affaire a fait grand bruit dans le monde, L queles Protestans en ont tiré un grand sujet de triomphe, il està propos que nous rappellions ici en peu de mots les commen-cemens &c les progrez de cette calomnie , afin qu'on en con-çoive mieux toute 1 horreur , & que les Impies soienteonfon-»dus, en voïant le soin que le Ciel prend de son Eglise & dePinnoeence de ses enfans.
Tite Oats étoit fils d’un Ministre Anglois : Il reçut lui-mê-me l’impofition des mains de l’Evêque de Londres son Pa-steur, pour faire les fonctions du Ministère , aprés avoir prisle degré de Docteur dans les Universitez d’Oxford &: de Cam-bridge. Se voïant en cet état lans aucune Eglise particuliè-re , & par conséquent sans un revenu assuré, soit que ce fûtpar un effet de fa mauvaise fortune, ou que son Evêque n’eutpas trouvé en lui assez de solidité &: de modération pour luiconfier la conduite des âmes, le dépit, &: peut-être la grâcequi voffloit se servir de ces voies pour le toucher, le porta àrenoncer à la Religion Protestante & à embrasser la Catholi-que: mais peu fidele à fa vocation , aux lumières qu’iiavoitreceuës, il retourna bientôt à ses premières erreurs , &: lesreprit avec tant de fureur contre la Religion Romaine, qu’ilrésolut de la miner entièrement dans l’Angleterre : & pourcet effet il s’aviía d’une ruse diabolique, qui fut d accuser les-Catholiques de conspirer contre le Roi LL contre la Religion-du Pais.
Ce fut environ le zo. Août 1678. qu’il parut à Vvitbeal ,par l’entremise d’un Gentilhomme nommé Litkbi , & qu’il dé-clara qu’il avoir a découvrir cette prétendue Conspiration.Comme l’on ne doit rien négliger en une semblable affaire,il fut écouté & mis en lieu de fureté pour voir s’il persevere-roit , òl s’il: prouverait ses accusations II les réduisit à qua-