LIVRE CINQUIE’ME. ér 3
■tre-vingt un Articles , qu’il écrivit & signa de fa propre main , A N t'Sc qu’il jura par devant les Juges le irj. Septembre être tous t i r k ».véritables en général Sc en particulier , quoi qu’il ne faille queles lire pour en reconnoître i’imposture. 1685.
Ces articles contenoienc en substance , £)ue tous les moï'ensde réduire la Grand'-Bretagne a la Religion Catholique aiant paruinefficaces au Pape , à la Compagnie de Jésus dr a leurs Considérez,ils avoient jugé que cette réduélìon Je dévot t faire par l'épée.stéuen veti'e de ce dessein le Pape avoìt prés le titre de Roi d’An-gleterre dr dé Irlande ffuétl avoìt envoie dans ce dernier Roïau-me T Evêque de Casai en Italie, pour y publier ce titre & en pren-dre poffcffion en son nom : Jfféìl avoit dejlinêpour faire la mémechose en Angleterre son Légat le Cardinal Howard : Jfuéìl avoitdonné pouvoir au General des Jésuites , dr par lui d Vvithe leurProvincial en Angleterre de donner des Commiffons aux Géné-raux , aux Lieutenant généraux , dr à tous les autres officiersJffiéon avoit arrêté dans une Assemblée de Jésuites tenue à Lon-dres , de se défaire du Roi parle poignard , par le pistolet , oupar le poison : £éue Corner & Anderton Moines Bénédictins drquatre Irlandais étoient destinez, pour le premier : ^ue Growes drPikering jésuites étoient munis de carabines brisées pour executerle second : Et que pour le poison , on devoìt paier dé avance cinqmille livres au chevalier Georges Vvackemanpremier Médecin dela Reine dr dix mille autres aprés le coup fait.
Il étoic de plus porté, difoit ce Scélérat, qu en cas que leDuc d’York ne voulût pas accepter la Couronne , comme un don duPape fur qui son Frere l’avoit usurpée , ni détruire la Religion Pro-testante , ni consentir a l’assassinat de Sa Majesté , a celui de tousles Hérétiques ,, à l’incendie des. Filles , &c. il seroit emprisonnéou massacré lui-même , dr qu aprés avoir abusé de son nom pour for-tifier le parti des Catholiques- dr affaiblir par des Guerres civiles ,comme du tems du Roisonpere, l’Angleterre , PEcoffe dr l'Irlandeon donneroit moïen aux François de s’en saisir dr de ruiner entie-rement leur Infanterie dr leurs forces Navales. £)ue ceux-ci tâ-chaient de pouffer â bout les desseins particuliers qu ils avoient encette rencontre , par leurs correspondances avec le chevalier EllisLayton , le steur Colman d" plusieurs autres, ffue ces Emissairesde la France y travaillaient. i«. En faisant d’impudentes questionsfur la légitimation du Roi , en la niant même dr en le faisant ainfipasser pour un Tyran, & pour un Usurpfiteur. t.°. En réfutant dr
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