*30 MEMOIRES DE L’EGLISE.
-» bonheur de retrouver en Sa Majesté les qualitez de ce grand
S1 A M ‘„ Monarque ; que cette grandeur d’ame qui la portoit à secourir16 85.,, ^ genereusement ses alliez, le courage avec lequel elle repri-» moit ses ennemis, les avantages quelle venoit de remporter„ fur eux ; cette soumission extraordinaire de ses Sujets, cette„ magnificence avec laquelle elle se montroit à eux ces Ambas-sades célébrés quelle recevoir des Parties du Monde les plus« éloignées ; cette protection qu’elle donnoit aux Etrangers,» cette affection particulière qu’elle témoignoit aux Ministres» de l’Evangile , cette bienveillance quelle avoir aussi la bonté,, de leur témoigner , que toutes ces choses, croient des marques» qu’on trouvoit en fa Personne un Roi magnanime, victorieux,» politique, équitable , 85 comme ses Sujets 85 la renommée lc«publioient, le plus grand de tous les Rois qui eussent jamais» porté la Couronne de Siam.
» Les Sciences dont nous faisons profession, Sire, ajoûtoient-,» ils , font estimées par toute l’Europe. Nôtre Roi les aune jus-« qu’à leur élever des Observatoires superbes dans fa Ville Ca-« pitale, 85 a donner son auguste nom au College de nôtre Com-» pagnie dans lequel on les enseigne. Nous les avons cultivées«depuis nôtre jeunesse 85 particulièrement l'Astronomie, qui est« plus conforme à nos intentions, parce qu’elle porte nos esprits» à penser souvent au Ciel, le séjour des Bien-heuteux 85 nôtre« véritable Patrie. Sa Majesté Tres-Chrétienne , sachant que« nôtre profession est de nous servir des Sciences humaines, afin« de porter les hommes à la connoissance à l’amour du vrai« Dieu, 85 persuadée que nous avions fait une étude particulière» des Mathématiques, elle nous a choisis pour aller à la Chine en« qualité de Mathématiciens. Ainsi nous sommes chargez de tra-« vaiiler de concert avec ceux qui demeurent à Paris auprès de« fa Personne, à la perfection des Arts 85 des Sciences. Pour« nous faciliter un si grand dessein, nôtre grand Monarque nous» a donné des Lettres patentes qui nous recommandent à tous» les Princes de la terre, en considération dcsquclles Vôtre Ma-» jesté nous comble aujourd’hui d’honneur , nous admettant en» fa présence.
» Ils finissoient en disant, que ne pouvant pas reconnoître« d’eux-mêmes une telle faveur de la maniéré qu’ils le dévoient,«ils tdcheroient de le faire de la maniéré qu’ils le pouvoient:«Qu ils étoient serviteurs du vrai Dieu ÔC Sujets d’un grand