£ 54 MEMOIRES DE UEGLISE.
___ aider comme Vicaires. Voulons que toutes les contestations qui pouroient
Janvier- survenir pour Inexécution de nôtre présenté Déclaration, soient portées1 6%6 cn première instance pardevant nos Baillifs & Sénéchaux , & en casd’appel en nos Cours de Parlement. Sx donjons en mandhment à nosamez & seaux Conseillers les gens tenans nôtre Cour de Parlement deParis, que ces présentés ils fallent lire , publier & registrer, & le con-tenu en icelles garder & observer selon íà forme , cessant & faisantcesser tous troubles & empêchemens, nonobstant toutes Ordonnances,Déclarations, Arrests, Reglemens. & autres choses à ce contraires aus-queis nous avons dérogé & dérogeons par ces présentés : Car tel estnôtre plaisir; en témoin de quoi nous avons fait mettre nôtre fcel à ces-dites présentés. Donne' à Versailles le 19. jour de Janvier, Pan de grâ-ce mil six cens quatre-vingts-six , & de nôtre régné le quarante-troi-sième. Signé LOUIS, & siar le repli par le Roì,Colbert, & íceléesdu grand Sceau de cire jaune.
L’autre abus que le Roi a voulu abolir, est qu’un Prêtre pré-posé Lu gouvernement d’une Parroiffe , pouvoir erre révoquéad nutum ; ce qui produisoit deux méchans effets, Pun dansl’efprit des peuples, qui ne reconnoiffoient pas pour leur vé-ritable Pasteur, & ne pouvoient mettre leur confiance en unPrêtre, qui n’avoit ni titre ni mission, conformément à la Dis-cipline établie par les Conciles; SL l’autre furies Prêtres mê-mes , qui se sentant du mérité &: de la capacité, ne pouvoientpas fe refondre à s’exposer d’être révoquez selon le caprice deceux qui les auroient placez; d’où il arrivoit qu’on ne pou-voir mettre en ces postes que des personnes peu capables d’ensoutenir les obligations ; C’est à quoi le Roi a voulu appor-ter du remede par fa seconde Déclaration, où il parle de lasorte.
L OUIS par la grâce de Dieu., Roy de France & de Navarre ; A tousceux qui ces présentés Lettres verront SALUT, la bonté de Dieuayant fait rentrer dans le sein de l’Eglise Catholique, Apostolique & Ro-maine , plusieurs de nos Sujets qui en étoient malheureusement séparez ;Nous sommes encore plus obligez d’emploïer nôtre autorité pour procu-rer que les Curez qui ont foin de la conduitte spirituelle de nos Sujets,soient dignes par leurs mœurs & par leur doctrine de s’acquitter d’un Mi-nistère si feint & si important : Et comme nous avons été informez quedans quelques-unes des Provinces de nôtre Royaume, dans lesquelles il y aun plus grand nombre de nos Sujets convertis de puis peu de rems, plu-sieurs Curez primitifs & autres à qui la collation des Cures & des Vicai-ries appartient, commettent des Prêtres pour les desservir pendant le teaisqu’ils jugent à propos de les y employer, avec une rétribution tres-me-