Buch 
L' Ambassade De La Compagnie Orientale Des Provinces Unies Vers L'Empereur De La Chine, Ou Grand Cam De Tartarie : Faite Par Les S-rs. Pierre De Goyer & Jacob De Keyser, Illustrée d'une tres-exacte Description des Villes, Bourgs, Villages, Ports de Mers, & autres Lieux plus considerables de la Chine / Le Tout Recueilli Par Le Mr. Jean Nieuhoff, Mre. d'Hostel de l'Ambassade, à present Gouverneur en Coylan ; Mis En François, Orné, & assorti de mille belles Particularitez tant Morales que Politiques par Jean Le Carpentier, Historiographe : Enrichie d'un grand nombre de Tailles douces
Entstehung
Seite
176
JPEG-Download
 

17<S l’Ambassade de la C. O r . des Prov. Unies

T E TWANMIA O

Asrcl

î r.V.v>'! r.vMvi

cru fa»

ZWLL-

--MàWUîàMà"^âMààà_- -- . ^

'UWWWWWîîWíílMWWMWMàiM EG

'l lll l liprOIH HIIINìIIIMIIIPÌIRI lIltll.NNI IIIli IIH«®ÍÎ( 1 NIÌ HIIIN'.HI UI.utlIHI II l|!| lf|Hlllll.ìilHlJtJll lllll IWIIIIIMIIH lllll.. . lllMI lilllllilfflfilll^hl IIHI (K

HiiiniIflHiiiiHiii mu «mhHihiiiiH tnimiiminiHfl ntniiHn iisîii'ini miPV4iifiim «kh NW

ir-/-

1 I!!!;!»K!»U!!Ì!ì!!î^!i!!î

■ 'IIII IIMIIillllllll III lll'Illilllllillll Ml'l'lí-lllilill lli'llllllllflll IIIIH lllll llllllll'IMlíilMlllillriimn ni'iiiiiilniiiminVH iiliiiii iiiiiililinill lilillll WlllllWi

-|W«W!» !!>>!!« WWW M

f,un nui un iiiiiiJ

llllllilltiw hlj'ili!

Illllll HltJlf llll l

WMM 1

[iljllllílH IliìlM IIIUili Huimitiijjji

'.IHpIUjlHll’i

Ì'IIIIII : |

Temple de chinois tiennent eftre un des principaux de tout le Royaume. Il est environné de^mïZT' sottes & belles murailles, qui au bas íònt de pierres de taille grises, & en haut depierres rouges 8c verdes, plombées 8c cimentées tres-artistement. Le Temple a untoict b asti, comme cette figure vous le represente, & est au dedans peint de vermil-lon , & au dehors est couvert de milles plombées & jaunes, que l'on croiroit estrede fin or, lors que le Soleil y porte ses rayons. Ses murs íònt aussi de semblablespierres saffranées, couleur qui n est portée que par l’Empereur & quelques Grandsde ion Empire. Tout le dehors avec le dedans est plastré de caractères 8c proverbesmisterieux 8c allégoriques, dont aucuns donnent à connoistre les noms de ceux quisacrifient à l’Idole qui y présidé. L'on void aussi au dedans une infinité de petites 8cgrandes statues & images toutes bien rangées. Derriere ce Temple, & dans le cir-cuit des dites murailles nous vîmes un tres-beau jardin, dont les belles allées seméesde fable doré, tirées à la ligne, historiées en mille façons, enrichies de rares arbres,& dont les parterres tapissés 8c diaprés de mille fleurs musquées,apportent un grandplaisir aux regarda ns.

Timgchum , Nous arrivâmes le 20 . de Juin à Tukcham, ou Tmgchang , troisième VilleTllLt ' Capitale de la Province de Xantung , laquelle est à 90 . stades de celle àzXantsui .Elle a receu íòn nom présent de la Famille ûlvena , celle de H ana la nomma jadisCiyn , celle de Tanga Pofiing , 8c celle de Sunga P oc heu. Une partie de ion territoirefut jadis soumise aux Rois de Ci , 8c deux autres à ceux de Guet , 8c de Chao.

Elle est defenduë de si bons remparts, 8c de tant de bastions, de tours, 8c de ma-chines de guerre, que nous la jugeâmes pour la plus forte de toutes celles que nousavions visité en nostre Voyage. Entre plusieurs rues j’en vis deux fort larges, quiseparóient la Ville en quatre, au milieu deíquelles on admire un grand & magnifi-que bastiment érigé fur quatre arcades. La Ville est aussi munie de plusieurs bonnesportes, chacune deíquelles est secondée de tres-íòlides bastions, fans les pointes quiflanquent la courtine des murailles. On voit à son costé Septentrional une eau fortlarge, qui embrasse toute la Ville par le moyen d’un autre folié. Cette eau est cou-vert d’un pont qui a 13 ^ pieds en longueur, & accommode fort les habitans.

Du costé Méridional de cette Ville, on voit un Fau-bourg, qui pour la multitudede ses habitans, la magnificence de ses bastimens, & la grandeur du negoce, pour-roit passer pour une deuziéme Ville.

Les Chinois nous monstrerent vers î’Orient dHla Ville une certaine Pointe defer, qui a^it plus dune bradée 8c demie d’épaisseur, & vingt pieds de hauteur ; Ilsfurent bien empeschés à farcir nos oreilles de longs récits de íès merveilleux essets,

que