VERS L’EMPEREUR DE LA CHINE.
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remplies, & fouillées de leur venin : ce qui ne donhent pas peu d’horreur & detourment à ceux qui s’en trouvent attaqués. Nous en fûmes mémes alors tellementmolestés dans nos Vaiíleaux, où elles s’estoient sauvés & accrochés par millions -que nostre monde ut ailés de peine à les noyer, & à nous en delivrer.
CHAPITRE XLIV.
c Arrivíe des Ambajìadems à Tienciemvey ) a Joefvjoe , Foeheen jSanstanvjey , Tongsiou ,
K òùs aìrrivâmes le méme jour à la Ville de Tiehcienwey, nommée d’au* te^mbas-cuns Tiencìn , éloignée de 120. stades ou environ de celle de Singlo. On la rivant k V ~tient pour la plus marchande de toute la Chine. Son Port de Mer ne cede en rien à t*>»«#.ceux de Canton , & de J ej en ci en. Elle est à l'extremité, Sc au coin du brés de mer desang , où toutes les rivières de la Province s’afïèmblent, pour se pouíïèr avec plusd’impetuosité dans l'Ocean,Lc est un peu plus grande que le Chasteau de Batavìe enl’Ifle de Java , mentionné cy devant : ses murailles ont 25. pieds de hauteur, Sc fontdéfendues de force batteries, d’accoudoirs, Sc de plate-formes larges de huit pas.
Ce lieu est de fort grande étendue, Sc est embelli de tant de riches bâtimens, Sc su-perbes Temples, Sc on remarque tant de richeíïës, de magnificence, Sc de somp-tuosité par toutes ses rués, Sc au dedans de ses maisons, que j’oserois le faire mar*cher de pair avec le plus auguste de tout l Empire. Tout cela vient du grand com-merce qui sy fait, par le moyen des navires, qui sont obligés de s'y rendre de tousles endroits du Royaume. - Pour estre persuadés du nombre des navires, qui s'y ren-contrent ordinairement à i’ancre aux deux bords, sçachez qùil faut employer deuxbonnes journées pour les passer.
Aucuns anciens Autheurs semblent avoir appellé cette Ville Quinfay : ils luy ont cette nu 1donné un circuit de cent milles à Italie , douze mille ponts de pierre, mais quel-ques-uns dune hauteur fi prodigeuse, que les plus grands navires pouvoient passer f ay.deísous fans abaiíïer leurs voiles:ils dirent encore que dans ses murailles il y avoit unLac qui contenoit sept milles Germaniques*dans lequel estoient deux Ifles,portantechacune un Palais Royal tres-superbe Lc magnifique ; enfin, que dans cette mémeVille il y avoit trente mille soldats en garnison pour la defendre ; mais je crois quetout cecy est inventé par quelque eíprit, qui transporté dune frenetique verne rui-na dans son petit cerveau cette Ville au méme temps qu’il la fit naistre, car on
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