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L' Ambassade De La Compagnie Orientale Des Provinces Unies Vers L'Empereur De La Chine, Ou Grand Cam De Tartarie : Faite Par Les S-rs. Pierre De Goyer & Jacob De Keyser, Illustrée d'une tres-exacte Description des Villes, Bourgs, Villages, Ports de Mers, & autres Lieux plus considerables de la Chine / Le Tout Recueilli Par Le Mr. Jean Nieuhoff, Mre. d'Hostel de l'Ambassade, à present Gouverneur en Coylan ; Mis En François, Orné, & assorti de mille belles Particularitez tant Morales que Politiques par Jean Le Carpentier, Historiographe : Enrichie d'un grand nombre de Tailles douces
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ne voit aucuns restes, ni vestiges de tout cecy dans cette Ville de Tie?icienrvey*fin à- Le Chasteau de ce lieu est baíti à l’emboucheure de trois puissantes rivières, 6c est

sicau. defenduë de tres-hautes Sctres-épaisses murailles, comme vous remarqués parlafigure precedente ; il ne sert point seulement de deflsence à cette Ville, mais aussi àtout le païs voisin.

Nous entrâmes dans cette Ville, pour y prendre noftre repos, & donner ordreau reste de nostre Voyage de Peking , 6c traiter des moyens plus convenables pouraborder Sc contenter fa Majesté Impériale.

Le Gouverneur 6c le Président des Bourgeois de cette Ville, ayans appris nostrearrivée, vinrent auísi-tót à nos Vaisseaux, pour nous bien-veigner du bon luccés denostre Voyage ; Pìnxentoú , homme autant ambitieux que rusé, mendia par subtili-té la premiere salutation de ces Seigneurs, tant estoit-il piqué d un désir violent detenir le haut bout, 6c de ne ceder à personne. Nous avons excusé sa foiblessè en cepoinct, 6c considéré que c eitoit une gratelle que les Grands apportent du ventrede leur mere, qui leur suscite une peipetuelle démangeaison, 6c dont la malignitérenverse bien souvent le cerveau, jusques à faire plier le Ciel fous les réglés de laTerre.

Nos Ambassadeurs, qui sçavoient monstrer à mauvais jeu bonne mine, trouve*rent bon de traiter icy splendidement les Mandarins, qui avoient eu ordre de les ac-compagner , auquel eflet ils se servirent d’un tres-beau Temple. Avant que de íbmettre a table, ils prirent tous ensemble résolution d’envoyer par terre le Mandarindu vieux Vice-Roy de Canton vers Peking , pour faire connoiítre auparavant à l Em-pereur la venue des Ambassadeurs. Ils opinèrent auffi d’un mesme pas, 8c conclu*rent unanimement fur tous les points quon devoit proposer à sa Majesté, 6c à se$premiers Ministres, 6c fur les pertinentes responses qu on devoit faire à leurs deman-des , interrogats, 6c répliqués, afin de parler tous comme d une méme bouche, fansextravagance, 6c impertinente digression. Et de tout cecy on en informa claire-ment , 6c sérieusement nos Truchemens.

Apres avoir tres-heureusement conclu 6c arresté tout cecy, le sus-dit Mandarinvoulut partir par terre vers le soir ; 6c nos Ambassadeurs en méme temps retournè-rent dans leurs Vaisseaux,pour continuer par eau leur Voyage. Ils arrivèrent l’onzié-me de Juillet le long d une branche du fleuve de Chaoleang , qui nous mena àjoefoot , JoeswoEj (nommée d’aucuns JmgdngJ qui se découvre à 18 o. stades de cellevillt* de Tiencien*

Cette petite Và depend de celle de Xuiìtien , ou de Peking ,* son circuit nest

que