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L' Ambassade De La Compagnie Orientale Des Provinces Unies Vers L'Empereur De La Chine, Ou Grand Cam De Tartarie : Faite Par Les S-rs. Pierre De Goyer & Jacob De Keyser, Illustrée d'une tres-exacte Description des Villes, Bourgs, Villages, Ports de Mers, & autres Lieux plus considerables de la Chine / Le Tout Recueilli Par Le Mr. Jean Nieuhoff, Mre. d'Hostel de l'Ambassade, à present Gouverneur en Coylan ; Mis En François, Orné, & assorti de mille belles Particularitez tant Morales que Politiques par Jean Le Carpentier, Historiographe : Enrichie d'un grand nombre de Tailles douces
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rhomme & la femme, qui leur donna le nom d tPanson, Sc àcPansone: Que cePansm engendra par la grâce de Tayn un autre homme nommé Tanbom avec dou-ze fireres : Que ce Tayn crea depuis Lojït^am , lequel répandoit une odeur tres-agreable par ses deux cornes, & engendra une infinité ae malles & de femelles.

Son premier né nommé Asalon vefcut plus de neuf cens ans. Par âpres vint A t son -ainsi nommé à cauíe d une teste de lion que ía mere vit dans l’air, lors quelle estoitenceinte de luy. Aprés donc que le monde fut bien peuplé, un certain Vsao en-seigna aux sauvages la façon de bastir des maisons : Hunt^ui trouva le Feu, & plu-sieurs autres choses neceíïàires.Peu de temps aprés une femme engendra Hautfibon*Ochìeuteì , qui fut autheur du mariage Sc de la Musique, qui procréa un fils nomméEt^olom , qui inventa la Medecine, Sc l'Astrologie, lequel laissa un fils qui se fit lepremier saluer Empereur de la Chine. Ils croyent la Metempsichose, ou le paíïàgeou transmigration des âmes, laquelle ils font de deux sortes, l'une interne, Sc l’au-tre exterieure. Cette-cy sert aux Idoles Sc les adore : elle enseigne que le passageest comme un supplice & chastiment des péchés aprés la mort: c est pourquoyilss abstiennent continuellement de manger de tout ce qui a vie. Quant à la Metemp-sichose interieure, elle considéré & envisage l ame dépouillée, Sc qui triomphe detoutes les mauvaises passions, Sc mouvemens déréglés, mais ils enseignent qu’ellepasse en celle des bettes brutes qui ont eu les mesmes, jusques à ce qu’ils ayent rem-porté la victoire ; Sc aucuns d’entr’eux ne reconnoissent aucune récompense ni sup-plice âpres lajport si non le vuide ; sans vouloir qu il y ait rien de véritable que sinoiice que nous comprenons Sc regardons nous mesmes, ainsi qu une chose peut estrebonne, Sc mauvaise diversement.

Ces Sectaires se moquent du mariage, & font tant de cas de la Chasteté & de lá vdìidiiì-secontinence, que leurs Prestres addonnés à la paillardise sont en abomination parmi d '**sft rcseux. J’en vis un à Isunnìngam si rigoureusement traité pour ce sujet par un de ses ^ *'

Confrères, que nos Ambassadeurs en eurent compassion. Sc luy firent quelque largeaulmosne, afin qu il fut tant plustôt receu dans son Cloistre, dans lequel il ne pou*voit rentrer fans avoir dix teils d’argent pour appaiser son Supérieur, Je vous exhi-be icy le portrait Lcle traitement de ce misérable expose à la rifòe d’un chacun,errant jour Sc nuit par les rues suivi d’un cruel estaffier, Sc accablé de la pesanteurdune grosse chaisne, qu’on luy avoit passé toute rouge à travers de l’eschine.

J’en vis un autre à Lin^ing qui pour avoir méprise les statuts de son Con vent > Sc$ estre embarassé par trop dans les affaires mondaines - estoit condamné cinq jours

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