DESCRIPTION GENERALE
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un bouton jaune, qui est accompagné de petits filamens de méme couleur. Cesfleurs sons luivies d un fruit de la grosseur dune petite noix avec fa coque, qui estd une figure ovale. Quand ce fruit est parvenu à là maturité, il est tout noir par de-hors , St par la force du Soleil, il s ouvre en divers endroits, par où l'on apperçoit laparfaite blancheur de la matière qu'il referre fous cette rude couverture. On trou-ve en chaque fruit sept petites fèves, qui íont la semence de l’arbre.
Il y a une autre Íorte de Cotonnier , qui rampe sur la terre, comme une herbe, ouune vigne destituée d’appuys ; & le coton qu’on recueille de son fruit, gros commeune pomme, est estimé le plus fin. Les Chinois (& nos Europeans méme à présent)font de l'un & de l’autre des toiles,des futaines, & toutes sortes de legeres étofes. IIn’y á pas grand artifice à preparer cette douce & nette marchandise, afin qu elle soiten état destre mile en œuvre, ou de luy faire palier la mer, fi l’on ne l’a veut pas em-ployer íur les lieux. Il ne faut que tirer du bouton entrouvert, la matière qui sepoulie dehors preíque d elle mesme. Et d’autant quelle est mélée de ces petitsgrains, dans leíquels résidé la semence de l'arbre, & à laquelle le coton est attaché ;l’on a inventé de petites machines, qui íont fabriquées avec un tel artifice, qu aumouvement dune roue qui les fait jouer, le coton tout net tombe d’un costé, & lagraine de l'autre. Apres quoy on l’entaíse dans des sacs avec force, afin qu'il occu-pe moins de place.
Les Fèves croiíïent en arbres dans diverses Provinces de la Chine , commeaussiforce Herbes - & Plantes contre le poison. La Province de Quantung produit unesorte à0fier que les Chinois nomment Teng , & les Portugais la fiouë. Vous diriezà la voir que c’est une corde naturellement entortillée & tournée ; car aussi s’étend-elle fort en longueur,rampe & se traîne comme une véritable corde à terre & par lesmontagnes; Cét Ofier est plein d’èspines verdes, & qui a les feuilles assés longues ;c’est bien tout, s’il est épais d’un doigt ; si ne laisse-t’il pas de s’étendre la longueurdune stade, & il y en a un si grand nombre fur les montagnes, que cette plante ve-nante à s’entortiller, embarasse & empesche le pafíàge des grosses bestes. Cét Ofierest tres-soupple, & molet, mais qui ne se rompt pas aisément, aussi a-t'on accoutuméd’en faire des cables Sc cordages de navires ; bien davantage on le coupe Sc séparéen filets Sc rubans fort minces Sc déliés, dont on fait des corbeilles, panniers, clayes,sieges, Sc autres choses semblables ; mais fur tout des matelats fort doux, Sc molets,fur lesouels la pluípart des Chinois ont accoutumé de coucher Sc de reposer tousnuds, fors qu’iís sont en garde prés del’Empereur. Ce meuble est extremementnet Sc propre, frais en esté, que ces peuples trouvent fort commode par uné longue
habi-