AVEC SIS VOISINS. «S
Monarque & sur les Seigneurs ; de ces troispouvoirs qui subside n t ensemble, chacunvante les droits; mais les mesure mal; ilsdependent du tcms, des affaires & desRois qui gouvernent.
Les Anglois pensent avoir pris dans legouvernement des Romains tout ce qu’il yavoit de meilleur & s’étre corrigé de ses dé-fauts ; mais ils n’ont que la richesse de Car-tage; ses richesses font déja l’envie des na-tions.
Un peuple de marchands ne s’adonna ja-mais à la guerre ; les troupes mercenaires& étrangères fervent mal les desseins de l’E-tat, elles ne tiennent pas contre celles quifont la guerre pour le compte de leur pro-pre Nation.
On ignoroit chez les anciens le fléau quiaccable aujourd’hui les grands états, appelledettes nationales ; la guerre se faisoit alorscn nature, pour ainsi dire; tout se fait au-jourd’hui en argent. C’est une commoditéqui engage bientôt à excéder ses forces ; letems présent prend sur l’avenir, la craintede perdre tout crédit contumace les souve-rains comme les sentences contraignent lesparticuliers k garder leurs engagemens : ces