go î N T E R S T S D E L A F R A K C S
dettes publiques étant une fois accumulées,elles deviennent un obstacle à toutes grandesentreprises politiques. Si l’état est pauvre &les particuliers riches, ceux-ci se détachentencore davantage de Pintérêt commun, &i\ est plus difficile d’en tirer des secours quine «'accordent que par zele ou par sou-mission.
Ce zele qui réveilleroit les citoyens enAngleterre ne peut rouler que fur deux cho-ses , ou sur la Religion dont ils font fous fansen avoir, ou fur les intérêts du commerce;tout s’occupe de Pargent, tout va à l’argentchez eux, & tout cela ressemble mal auxRomains.
La plupart des Monarchies d’Europe fontaujourd’hui gouvernées despotiquement patce qu’on appelle le Ministère, inventionqui étoit encore inconnue aux anciens, &qui change encore fort les choses en consi-dération de matière politique. On connoiC-soit bien autrefois la tirannie d’un Empe-reur , Pautorité du Sénat, le pouvoir d’unGénéral victorieux, le régné passager, tou-jours funeste d’un favori ; mais nos Ministè-res modernes ne font point cela, ils tien-