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Alors le peuple, devenu tout-à-fait libre»áemanda .des lois ; chaque Seigneur en don-na, chaque communauté, plus ou moins af-franchie , s’en donna à elle-même ; de- lànous vient cettè multitude de coutumes quifont dans le Royaume.
Les nouveaux affranchis, pour s'égaler auxEcclésiastiques & aux Nobles, voulurent auísiêtre jugés par leurs Pairs; on leur en donnadonc de la même condition que les justicia-bles , & dans plusieurs endroits ils se qua-lifioient de peres bourgeois.
On remarque que ce changement fut fortavantageux au Royaume. Les Historienscontemporains dans le XIII. & XIV. siecleen font des descriptions touchantes. Les vil-lages , disent ils, se multiplièrent, on ne vitplus de terres incultes ; le paysan, devenumaître de son industrie, se rendit fermier desterres que son Seigneur négligeoit aupara-vant, il prit à cens ou à champart celles qu’ilavoit ci - devant cultivées comme esclave, lesvilles devinrent plus peuplées, les habitans s'yadonnèrent aux arts & au commerce. Jus-ques- là les François s’étoient peu mêlés dunégoce, tout se faisoit par les étrangers qui«nlevoient ce qu’il y avoit d : or dans le Ro-