A V E C S E S V 0 I S I N S. Iss
rieures, quelques charges à la cour agréa-bles par l’accès près de la personne du Prin-ce , mais contrebalancées par la défiance queles Ministres lui donnent de ses courtisans,quelques grâces lucratives & injustes, Pocca-fion de nuire plutôt que de servir, une oc-cupation continuelle d’intrigues d’argent &de vengeances, un vain éclat qui reluit auloin & qui ne soutient pas l’examen, un meil-leur air & plus de goût dans les discours &dans les modes, de grandes terres titrées &négligées, des dettes & des injustices.
Toute Pautorité essentielle du gouverne-ment a paíïë entre les mains de Pheureuserobe. Les fonctions des grands Officiers dela couronne sont à présent confiées à de?bourgeois constitués dans des dignités amo-vibles , successeurs de ces clercs fur qui lesanciens Nobles se reposoient de la peine -de savoir lire & écrire & de demeurer dans ^les villes, tandis qu’eux alloient régner dansleurs fiefs. Ces hommes nouveaux accoutu-més de jeunesse à toute la dureté de cœurnécessaire pourdiíposer froidement de la vie,des biens & de Phonneur des citoyens, sousles titres ignobles de Secrétaires & de Con-trolleurs, sont trembler les fils de leurs an-