ìs6 Intirit* bi la France
ciens maîtres, ils les dégradent *ils íes rebu-tent , & ils les envoyent à la mort pour desquerelles que les Magistrats dîlposent tran-quillement dans leur cabinet..
Mais cette institution dç la Robe destinéepour tout équivalent de la grandeur réelle àplus de fléxibilité & de travail, sort insensi-blement de l’Etat de modestie &d’amovibi-lité qui faisoit son principal mérite, & elleretombe dans les mémes abus, qui ont arra-ché le gouvernement des mains de la No-blesse. L’hérédité s’accroît toujours dans lespremieres Magistratures, les survivances de-viennent fréquentes méme dans le Ministère,le déplacement s’exerce lc moins dans lesplaces qui le de m an de r oient d’arantage. Ceuxqui s’y trouvent tombent dans une commodeinaction & se font doubler par des subalter-nes , qui eux-mêmes trop considérés pourtravailler, font faire leur ouvrage par d’au-tres commis inférieurs.
Enfin Pon est tout accoutumé dans la Ro-be, comme dans la Noblesse, à distinguer et*deux classes les familles des jurisconsultes :on y déféré des égards différents à autrechose qu’au mérite & selon les ancien* fer-