aoS Plan du gouvernement
on considéré le Monarque relativement à sessujets , plus il a l’air de l’homme du peuple& non le peuple d’être la chose du Roi.
Sur des^ principes plus reçus encore lesdeux objets le trouvent remplis & ne se con-trarient jamais; la tyrannie disparoit & lapaternité commence ;1 elle trouve sa gloiredans la bonne conduise de sa famille : voilàvéritablement ce que le Monarque est à sessujets.
Chaque article de police & de dépenseRoyale a en France ses chefs séparés résidansdans la capitale ; ils ont leurs Officiers géné-raux dans les provinces, Cela forme autantde régies générales & distinctes, ressemblan-tes à autant de Monarchies les unes fur lesautres & dans le même lieu, & toutes su-jettes a,ux mêmes inconvéniens, infidélité«Sc négligence.
Quand-on a voulu remédier à la mendici-té qui est si importune en France, on n’ajamais imaginé que des hôpitaux-générauxpour renfermer de gré ou de force tous lesmendians, & ces grandes maisons font en-core desservies comme tout ce qui appartientà la Monarchie, c’elt - à- dire à grands fraix& à grands profits pour les Officiers admi-