ÏROfOSE’ POUR LAFrANCÏ. 2ZÌ
bannie de chez tous les particuliers qui nefont'chargé d’aucune représentation par état,& chez qui il ne devroit régner qu’œcono-mie, propreté & commodité. Par une dis-tinction d’un si bel ordre, les arts leroientmieux encouragés; ils ne seroient point li-vrés au caprice des gens riches-àr de mau-vais goût, & pardà les moeurs qui valentbien les arts feroièflf perfectionnées.
Cest ce qu’on rpratiquoit dans les bonste m s de la Grece & de Rome, & c’est cequi nous a laissé d’auffi nobles monumens deleur grandeur, qu’il en restera peu dansl’avenir de notre sombre profusion.
En avançant cette maxime, j’ai fait utìesatire ^contre le siecle présent qui pratiqueprécisément tout le'contraire.
Si ( ^on .réfléchit de sens froid fur l’étatprésent de notre commerce intérieur & fur lefruit de tous les foins & de toutes les vuesdu Ministère François pour le faire prospérer,on trouvera par l’événement, que nos Voisinsne nous prennent qu’à regret les chòfes dontils s’imaginent encore ne pouvoir fe passer,*mais que pour les marchandises égales auxnôtres on recourt volontiers & par préféren-ce aux autres Nations. 11 est vrai que ce
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