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de la raison; en vain tentèrent-ils d’en-gager à réparer l’édifice sans le détruire ,bientôt on put appliquer à l’AssembléeNationale ce qu’Anacharsis disoit desAthéniens : Qu'il ne pouvoit ajjse^ s'étonnerde voir que dans leurs délibérations , cétoientles sages qui parloìent , & les fous qui déci~doient. Bientôt auffi ces fous mirent aujour une constitution qui désorganisa en-îtiérement la France, & qui substitua l'a-narchie à sordre. On vit tout auffi promp-tement le souffle empoisonné du jacobi-nisme culbuter d’absurdes conceptions.
Gette seconde révolution renversatoutes les idées des personnes qui s’obs-tinoient à croire que la nation étoit fortattachée à cette constitution. Sans doutefut-on obligé de reconnoître son inconsis-tence, lorsqu’on vit avec quelle facilitéses ennemis étoient parvenus àl’anéantir.Cependant bien des gens n’en persistè-rent pas moins dans la pensée qu’il salloittirer de cet informe ouvrage, les maté-riaux propres à fabriquer une constitu-tion plus passable ; constitution qui s’a-