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Mais la preuve la plus certaine duprodigieux avantage qu’avoit cet ordrefur celui de la noblesse , c’est qu’il s’estapproprié dans toutes les provinces deFrance, une grande partie des possessionsde l’ancicnne chevalerie.
Celle-ci n’avoit d’autres moyens de ferendre utile, & de s’élever , qu’cn servantdans les armées. Arrivée aux emplois lesplus éminens, le gentilhomme étoit forcéà une représentation qu’il soutenoit leplus souvent aux dépens du patrimoine
„ pour elle', & les afferment d’autant moins;- la„ feule différence qu’il y ait entre elle & lesjj autres contribuables, c’est qu’au lieu de payer„ aux receveurs, elle paie à ses fermiers. „ Lemême auteur dit encore , en proposant un moded'imposition : “ Que de cette maniéré la noblesse„ fero-it affranchie de toutes les infractions qui33 fe commettent à la liberté civile dans la levée„ des droits actuels, dont elle n’est pas plus„ exempte que la multitude des citoyens. , 3 L’ou-vraqe dont ceci est extrait, fut imprimé il y a unetrentaine d’années.