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de sës enfans. C’est à tort que , copiantdans mflle pamphlets les sarcasmes , lesréflexions caustiques de feu M. Bou-langer , on a dit : Que la noblesse, au lieu demener comme autrefois des troupes à laguerre , de les nourrir , de les entretenir à sesdépens , étoit payée fort chèrement pour yaller feule , & que les récompenses excessivesqu'elle exigeait du gouvernement pour les cho~ses les moins utiles, souvent les plus contrairesau bien public , causaient la surcharge dupeuple. Ces assertions hardies servent àmerveille à la déclamation , sur- tout lors-que le goût des innovations, ou la maniede la satyre l’emportent sur le raisonne-ment. Mais combien ne font-elles pas.en contradiction avec les faits les plusconnus, les mieux constatés ? Dans untemps où les malheurs de la France étoientgrands, lorsqu’en 1709 les officiers nepouvoient être payés de leurs foiblesappointemens, ils ne demandaient à leurgénéral que du pain , ne lui en demandoientque parce qu il falloit vivre, & l'ajfuroient