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[Tome premier & second.]
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LETTRES JUIVES, Lettre X L11. lrz

C’étoit-là ce qu’il falloir examiner. Ce-pendant, je crains que, dans les premiersMouventcns, tu ne lui aies ôté juíqu’aumoindre Crédit. II paroit par la Lettreque tu rn’.ts écrite, que les Endroits où tul’as trouvée contraire à k Vérité t’ont faitmépriser d’nprosondir fi elle étoit juste &véritable clans u autres. De quelque Ma-niéré que cela soit, & de quelque Façonque tu penses, rien ne íàuroit diminuer,ir.a Tendresse pour toi. Je t’ai m ois Rab-biniíte: je tannerai Carotte ; <St, te fis-tuNazaréen, mon Cceur te suivroir ou mi-lieu de leurs Temples. Je n’imiteroi pointla Foiblesse des faux Amis de notre Siécle.Ils ignorent les Droits que l’Amitié a furles Cœurs vertueux, que l’Estime & laSitnpathie a unis. Ce Lien, cités eux,n est qu'une Ffpccc de Commerce, fon-dé fur la Nécessité, ou for la Bienséance,quelque-fois mente for le Blottir. LesFemmes, surtout, n’ont guerre d’ Amisque dons ce Goût ; lc Plaisir les unit, lePlaisir les sépare - elles font plus légeresenAmitié, qu’elles nc lc íònt en Amour.

II est à Paris vint mille Femmes, quin’ont eu qu’un Amant en leur Vie, & quin’ont pas conserve trois Mois de foire le

même