210 LETTRES JUIVES, Lettre L.
ger de Mort, son Héritier , qui n’attendordinairement que cet heureux Momentde le voir expirer, prend, malgré la Joieiecrere, une Air triste & sombre. Le Dé-sespoir paroit dans ses Yeux : on croiroit,qu'ii ne pourroit survivre au Malade,qu’oiïlivre d’abord entre les Mains d’un Méde-cin. Le Disciple de Galien lui prend laMain, lui tâte gravement le Poux, tousse& crache avant de parler Sc d’annoncer laRéponse. Après ce Prélude, il dit enGrec le Nom du Mal dont le Malade estattaqué: & comme Hippocrate dit que laVie efi courte , /' Expérience périlleuse , cs laScience difficile à acquérir *, le Docteur mo-derne demande qu’il soit fait une- Consul-tation entre trois Médecins, pour consta-ter avec Certitude le Nom & le Siège dela Malade. II ordonne en attendant, pouraider, soulager, préparer, la Nature; dé-terger, laver, rafraîchir, les Intestins; di-minuer, abatte, dissiper, les Vaperus deCerveau;quelques Clistere* anodins &de-te sifs. L’Apoticaire est peur lorsappellé,lui, son Garçon, & son Porte-Seringue;car, il n’en eít pas ici comme à Constan-tinople,
* Virn brevis. expcrimen.tum pe-iculofum , Jn-ebeinm difficile. C’eít te premier des Apho-riíìnes d’ílippoa'ate.