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[Tome premier & second.]
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LETTRES JUIVES, Lettre L. 211

tinople, où le même Docteur ordonne,prépare, & donne les Remedcs. En Fran-ce , chaque Suppôt d’Hippocrate a sonDistrict réglé. Le Médecin est fait pourcommander. L’Apoticaire a le Droit depurger , par le Haut, & par le Bas. LesVeines, les Os, les Muscles, font le Par-tage des Chirurgiens. Un Malade dût-ilcrever cent fois, aucun d’eux ne doit tou-cher à ce qui ne regarde pas leurs Fon-ctions. Un Médecin, fur-tout, íèroitdéshonoré, s’il s’abaissoit aux Emploissubalternes de f Apoticaire ; & fia Réputa-tion feroit perdue, quand il n’au roi t tou-ché une Seringue que par mégarde. LesApoticaires même avoient voulu ^affran-chir pendant un tems de donner les Cli-steres ; ils faifoient faire ces Opératiorspar leurs Garçons : mais, les Médecins íèscandalisèrent de ces Airs de Grandeur,Ils crurent entrevoir dans la façon d’agirdes Apoticaires une Envie de s’élever au-dessus de leur Grade, & d’empiéter íiirles Privilèges de la Médecine : & leur fi-rent ordonner, par Un Arrêt de la Faculté,qiC ils enflent à faire if mettre en Placeeux - mêmes leurs Ctiftëres , fans pouvoirêtre aidés dans leur FonSHons par leursO 2 Char-