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Le Citoien , assuré par son expérience deces principes, vit clans une sécurité parfaite,sans avoir à redouter, ni lesin justices du Gou-vernement j ni les hauteurs du Magistrat, niles extorsions du Financier, ni les violences &les injures d’un autre Bourgeois. Les Étatsde fa Province ne lui imposent que par leurobéissance aux anciennes loix, & par leur con-stance a les maintenir. II fait dans le Magi-strat distinguer la charge de la Personne , & ,en rendant à la première tout ce qu’il lui doit,se faire rendre par la seconde tout ce qui luiest dû à lui même comme Citoien égal. IIn appréhende la cupidité & la malice des Fer-miers de l’Etat, que quand il a manqué plu-sieurs fois à leur parer ce qu’il fait leur êtredû. 11 est fous la protection d’un Gouverne-ment vigilant & sévère au dernier point contretout ce qui pourroit troubler le repos des Su-jets Scieur bien être.
L’Habitant de la campagne, aussi libre quecelui des Villes, ne doit à son Seigneur que desdroits fort légers , & il ne fait ce que c’est
que cet esclavage si contraire à l’humanité, quifait des Paìîans une éfpéce différente de celledes Hommes, qui s’approprie leurs travaux »qui leur en vole la récompense , qui abusede leur dépendance & de leur pauvreté, jus-qu’a ne respecter pas même la vertu dansleurs Filles à dans leurs Femmes, qui les ré-