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LETTRE VI NGTNEUVIEME.
E crois , Monsieur , qu’Horace aprophétisé c les Hollandais , lors»qu’il difoit ,
Scrìh 'mus inâoBì doEíique P oemata passim.Imaginez-vous qu’il ne se marie pas un no-table Bourgeois, que d abord sept ou huit Ar-tisans ne briguent sa pratique, ou fa prote-ction, par autant d’Epithalames , & n’invo-quent pour lui dans leurs vers PHymen & P A-mour, ou le Dieu qui a sanctifié le mariage >selon qu’ils ont plus ou moins de dévotion.Les mariages d’argent & les mariages d or nedonnent pas moins d occupation au Parnasse.Le Jour de Pan & la Fête du Patron sollici-tent à leur tour la Muse intéressée du Poete,&bientôt elle lui fournit des vers dignes du sujet.Vous jugez bien qu’en cas de mort, le Patronne manque pas d'un Billet d’enterrement datédu Pinde. Mais ce qui coute le plus à P Apol-lon de ces bonnes gens, c’est la vocation d’unMinistre. Pour le coup il n est Fils de bonneMère , principalement parmi PhonorableCorps des Cordonniers, qui ne s’empresse àféliciter le nouveau Prédicateur en rimes ar-
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