Lettre XXXIII. 209
soupçonner. Aussi me semble-t-il voir cespieux Moines, célébrant I’Anniversaire d’unFondateur, dire avec l’Anselme de ['Etourdit(a) Puisse le Ciel pur fa bonté , combler de joie £/de santé votre défunte Seigneurie. Et croie? moi,mon cher Monsieur , ils le pensoient commeils le disoient. Le vin rend les Gens tendres,& d ailleurs il étoit aussi vrai alors , qu’ill’avoit été du temps d’Aristophane, que laprésence duvin anime les prières, (h)
Mais voici assez d’exemples du goût desanciens Holíandois pour les plaisirs de latable. Passons aux Modernes. Naissanced’un Enfant, anniversaire de ce jour, bâté»me, jour qu’on sévre l’Enfant, jour qu'onsigne un contrat de mariage, Fiançailles, An-nonces ou Bans, Présens de noces , Noces,Couches , Belevailles , voilà autant d’oc«casions de Festins pour les Holíandois. II a fal-lu méme que les Villes & l’Etat aient souventréprimé par des défenses rigoureuses les dé-penses , qu’on faisoit en ces occasions , & lesexcès , où les Convives s’abandonnoient , Scil y a plusieurs de ces loix íbmptuaires , quifont fort curieuses, Ce n’est pas tout. La con-
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(a) Sc en. IK da II. Aile.
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