L 2.8 LeHollanpois
véc comme le devant de la porte s’ossroit d'a-bord. Les murailles en étoient blanches commela neige , A six grandes Cartes de Géographiedans des cadres dorez les paroient. La salle étoittendue d’une tapisserie de cuir doré fort pro-pre. Quelques tableaux de fort bons Maîtres,un grand miroir avec une bordure de glace »des porcelaines du Japon placées dansles qua-tre coins en pyramides, une table 8c des chai-ses de bois de noier, & une natte de jonc ex-trêmement fine, tel étoit l’ameublement sim-ple , mais propre , de certe salle. On nous yprésenta du thé excellent, & je voulus ensuiteme retirer. Mais mon Hôte , aussi cordialqu’il avoir d’abord paru glacé, ne voulut pasle souffrir , & me prenant par la main, il mepressa avec tant d’amitié d’accepter un repasfans cérémonie, que je crus devoir me ren-dre.
Vous ne devineriez jamais où le dîner futservi. C’étoit dans une cuisine basse. Maisquelle cuisine ! Elle étoit pavée de marbre àcoinpartimens, & traversée en croix de deuxpièces de nattes aussi belles que celles de lasalle.' Les murs en étoient revêtus de carreauxde faïence blanche. Deux armoires d'un tra-vail fort délicat laissoient voir au travers deleurs vitres, l’une une nombreuse batterie decuisine, qui sembloit sortir des mains des Ou-vriers , & l’autre des vases de porcelaine de
toute