Les peuples naîtront-ils jamais le courage,ou le bon sens de se réunir contre celui qui lesimmole à son ambition effrénée, & de lui dired'un côte comme les Soldats de César :
Liceat àiscedere, C.tsar,
A rabiescelerum. Quarìs terrâque mariqueHis ferruni jugulis. Animas effimdere viles,Quolibet hojìe, paras . (I.ucan.)
de 1 autre côté, comme le Scythe à Alexandre :„Qu’avons-nous à démêler avec toi? Jamais,,nous n avons mis le pied dans ton pays, N’est-,, il pas permis à ceux qui vivent dans les bois„ d’ignorer qui tu es, & d’où tu viens,, ?
N’y aura-t-il pas du moins une classe d’hom-mes aísez au - dessus du vulgaire, assez sages, as-sez courageux, aísez éloquens, pour souleverle monde contre ses oppresseurs, A lui rendreodieuse une gloire barbare?
Les gens de lettres déterminent sopiniond’unsiécle à l’autre ; c’est par eux qu elle est fixée &transmise ; en quoi ils peuvent être les arbitresde la gloire, & par conséquent les plus utilesdes hommes, ou les plus pernicieux.
Vixere fortes ante AgamemnonaMulti; J'ed omnes itlacrymabilesUrgentur , ignotique longâdSiocte , carent quia vate facro.
(Horat.)