me un tableu magnifique à peindre. En ad-mirant la cause, on a Joue les effets; ainfi Jestyrans de la terre en font devenus les héros.
Les hommes nés pour la gloire, l’ont cher-chée où l'opinion l’avoit mise. Alexandre avoitsans cesse devant les yeux la fable d'Achille;Charles XII, l’histoire d’Alexandre: de-là cetteémulation funeste qui, de deux Rois pleins devaleur & de taiens, fit deux guerriers impitoya-bles. Le roman de Quinte-Curce a peut-êtrefait les malheurs de la Suéde; le poème d’Ho-mére, les malheurs de l’Inde; puisse l’histoirede Charles XII ne perpétuer que ses vertus!
Le Sage seul est bon poète, disoient les Stoï-ciens. Ils avoient raison : sans un esprit droitêc une aine pure , si m agi nation n’est qu’uncCircé, & Tharmonie qu'une Sirene.
Il en est de i’Historien & de l’Orateur com-me du Poëte : éclairés ôc vertueux, ce font lesorganes de la justice, les flambeaux de la vérité;passionnés & corrompus, ce ne font plus queles courtisans de la prospérité, les vils adulateursdu crime.
Les Philosophes ont usé de leurs droits, dCparlé de la gloire en maîtres.
„Sça-