dévoué à l’Etat & au Prince, qui s’òublife lui-méme, & qui nevoit que le bien: mais la gloi-re même de cet homme étonnant remonte auRoi qui se T attache. En effet, si futile & lfemerveilleux font la gloire, quoi de plus glori-eux pour un Prince, que la découverte, &quele choix d’un digne ami?
Dans ía balqnce de la gloire doivent entrer,avec le bien qu’on a fait, les difficultés qu’on asurmontées: c’est l’avantage des Fondateurs, telsque Lycurgue & le Czar Pierre. Mais on doitauffi distraire du mérite d u hiccès, tout ce qu afait la violence. La feule domination glorieuseest celle que Je s hommes préfèrent, ou par rai-son, ou par amour : Imperatoriam majejlci-tent armis decoratam , hgibits oportet ejse ar-mas am Ça).
De tous ceux qui ont désolé la terre, il n’enest aucun qui, à 1 en croire, n’en voulut assurerle bonheur. Déíìez-vous de quiconque prétendrendre les hommes plus heureux qu’ils ne veurlent l’être; c’est la chimere des usurpateurs, êçle prétexte des tyrans. Celui qui fonde un Em-
pire pourlui-même, taille dans un peuple cour-sa) lujïit. Proctn.