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François &c. Lett. II.
& faisant couler quelques Bataillons dans unBois à la gauche des François , il vous lesprend en flanc , & les met bientôt en dés-ordre : ils plient , ils prennent la fuite.Flélo , le brave, le généreux Flélo , tout bles-sé qu’il est d’un coup de mousquet à hé-patite , tâche de rallier sa Troupe ; il prie,il menace ; personne ne daigne l’écouter.Où est P honneur de la France ? s’écrie-t-il ; ilétoit aux talons. II frappe de son épée lesprémiers qu’il peut atteindre ; mais il se sentfrapper à son tour. Trois Soldats Françoistournent à lui, & le percent de treize coupsde bayonnete (a). Ainsi mourut ce braveSeigneur , par la désobéissance d’une Trou-pe de Mutins. Si vous passez jamais à Danuzig , vous y entendrez parler du Comte deFlélo avec vénération ; & avec le derniermépris du Brigadier de La Mothe , & de sesSoldats, Vous connoissez bien le Baronde***. II étoit allé voir ce Siège. Ilm’é-crivit une Lettre trop bien conçue , pourque je ne vous en rapporte pas quelqueslignes.
Ay » Vos
’ e (a) On a été convaincu que les François ont
I eux-mêmes fait ce coup , parce qu’on a remar-
>- ! qué que les blessures de ce brave Seigneur étoient
t i de forme triangulaire , qui est celle des Bayon-
, | nettes des François, au-iicu que celles des Rujjìens
\ 1 font toutes plattes.