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François &c. Lett. III. 23
ce fut plutôt un effet de leur extravagan- „ce, que de leurs bonnes intentions. Je ne „vous en dirai plus rien , sinon qu’il en „déserte un grand nombre; on en voit paífer „à tous momens par ici jufqu’à deux ou „trois ensemble. „
On peut bien dire que c’est aujourd’huitout comme alors. On reconnoit dans cet-te Lettre le génie du Soldat François ; on yvoit cet orgueil extravagant qui le rend insen-sible aux bienfaits les plus propres à concilierfatfection. - J’ai souvent été témoin de leurextravagance à cet égard : j’ai vu des Soldats,& des Officiers mêmes, maltraiter de paroles,souvent de coups, des Bourgeois qui leuravoient fait toute forte d’accueil , les ayantnourris de leurs meilleurs’mets, & abreuvéde leur meilleur vin. Cette ingratitude partplutôt de je ne sai quelle folie, que de leurdureté de cœur ; c’est plutôt pour se faireredouter qu’ils en usent ainsi, que dans laseule vue de chagriner les autres. Un Offi-cier François battra un Paysan pour faire le bra-ve , pour donner à sa Maitrestè une idée deson courage ou de son autorité. J’ai vu unMajor d’une figure fort désagréable , quiavoit épousé une Femme jolie qui ne l’aimoitpoint. Cet homme s’en prenoit au prémiervenu , il vouloit tuer tout le monde. SaFemme, dans le dessein d’appaiser cette bêteféroce, lui faisoit des caresses, qu’assurémentB 4 fa