François &c. Lett. III. 27
va si bien aux Guerriers, 11’est point de leur
met goût ; il leur faut de la magnificence & de la
les mignardise. On est exposé à leurs railleries,
bien des-qu’on méprise assez cette fade attention,
foire pour se contenter de la simple propreté,
qui Ah r impertinent Monsieur , disent-elles , qu'il a
liez Vair grivois ! on le prendrait pour un Meneur
nos d'Ours : qu'il est dégoûtant ! Un Officier qui
oue veut plaire , est donc obligé de ne pa-on rostre qu’en bonne & due forme; c’est-à-
e- dire, tantôt frisé en grain d’orge , tantôt à
des côte de melon, tantôt.... je ne sai cum-ins ment ; car à vous dire le vrai, je me pi-)ut que d’ignorer les termes de Toilette.
’onc Outre cela un Officier François doit savoir
mr l’art de bien poster une mouche sur son vi-
ks sage , d’y placer à propos une couche de ver-
Là. millon , & de se mordre doucement les lèvresde pour les rendre vermeilles. Vous jugez bien,
M. mon Cher, que des gens occupés de sembla-nt blés soins, ne font guères disposés h s’em-
jier barrasser des détails d’une Compagnie , d’un
y| Escadron , ou d’un Bataillon ; & que des
’ en Guerriers , qui prennent tant de peine pour
se faire un beau visage, n’aiment guères ày. le voir défigurer. Tout homme qui farde
re son teint, craint le hâle ; & celui qui met
des mouches fur ses joues, appréhende d’yvoir des cicatrices (a). Les
(a) A la Bataille de Pharfale, Julius-Caesar,sachant qu’il y avoit dans l’Armée de son Rival
quan-