Z2 Lettres sur les
„ qu’une autre, apprenant que son fils avoit„ été tué dans le combat en défendant fa„ Patrie, répondit froidement, je ne Pavois„ mis au monde que pur cela. Cette difpo-„ fition étoit commune parmi ce Peuple.„ Après la fameuse bataille de Leu&res , qui„ leur fut fi funeste , les Pères & les Mères„ de ceux qui étoient morts en combat-„ tant , fe félicitoient les uns les autres,„ & alloient dans le^ Temples remercier les„ Dieux de ce que leurs Enfans avoient„ fait leur devoir , au-lieu que les Parens„ de ceux qui avoient survécu à cette jdé-„ faite étoient inconsolables.
Madame de Sévignè n’auroit rien valupour ce Pays-là, elle qui, voyant son Filsfous les armes, ne put s’empécher d’apo-stropher le Roi dans son cœur, & de luidire , je ne Pavois pas fait pour toi.
Nos Dames Francoìfes trouvent qifil y aun peu de férocité dans le fait des Spar-taines ; mais cela ne vient que de ce qu’ellesn’ont pas la même grandeur d’ame. On ditque le Comte de Moron , Père du feu Com-te de Plélo , ayant appris la mort de sonFils tué devant Dantzìg , dit qiPil Paimoitmieux-là que prisonnier des BjtJJìens. Entendantensuite que les trois Bataillons François , leurGénéral & leurs Officiers étoient conduits àVetersbourg : il ne leur rejte plus -pdit-il, que d?en-vier le fort de mon Fils. Je tiens ceci de bonne
part,