Buch 
Lettres françoises et germaniques, ou, Reflexions militaires, litteraires et critiques sur les François et les Allemans : ouvrage également utile aux officiers & aux beaux-esprits de l'une & de l'autre nation / [Éléazar de Mauvillon]
Entstehung
JPEG-Download
 

33

François &c. Lett. III.

avoit part, c’est un de mes Amis qui me l’a écrit

ut fa de Paris. Voilà de grands sentimens de la

'■m part de ce Seigneur. Cela me rappelle la

lispo- réponse de cette Femme Grecque, qui vo-

uple. yant son Fils tout inquiet de ce qu’il pré-

> qui voyoit qu’une blessure qu’il avoit reçue dans

lères un combat contre les Ennemis de fa Patrie,

à le rendroit boiteux, lui répondit : qu’il étoit

tres , bienheureux, puisqu’à l’avenir il ne ferait plus unr les pas qui ne le fît souvenir de sa valeur, (a)

ient On pourroit raisonnablement exiger de

rens nos Mères Françaises , qu’elles élevassent avec

dé- un peu moins de délicatesse ceux de leurs

Enfans qu’elles destinent aux Armes : tous cesralu soins mignards qu’elles prennent, peuvent

Fils bien faire des hommes délicats & essémi-

,po- nés, mais non pas des Guerriers. Vous

lui ririez trop, lì je vous difois que j’ai vu des

Officiers en France , qui à la fin de leur séme-y a stre , & lorsqu’il falloit retourner en Cam-

pr. pagne, pensoient plus à ramasser des truffes

■Iles & des champignons , qu’à lever des hommes

M pour completter leurs Compagnies. Ces

; om . Meilleurs ruinent leur bourse & leur santé

à par la bonne chère. Tous voudraient a-

■ K it voir un cuisinier & de la vaisselle d’argent.

lant Si on leur disoit que le Comte de Munich

eur O ne

tsa (a) On attribue aussi cette réponse à ALE-

’(«• XANDRE , au sujet d’une blessure à la cuisse que

nie son Père avoit reçue dans un combat contre les

zH Tr ih aile s, & dont il demeura boiteux.