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Lettres sur les
n’auroit-on pas décimé & passé ccs Mes-íìeurs-là par les armes ? Mais en France onn’y regarde pas de si près, & la subordi-nation n’y est guères connue que de nom.
Les Maréchaux des Logis, de Cavale-rie , ou de Dragons, prétendent avoir cheznous le droit de demander satisfaction auxOfficiers qui ne leur portent pas assez derespect. Si ce que vous appeliez ici unWachtmeìster , qui est le même qu’un Ma-réchal des Logis, s’avisoit de faire une pa-reille proposition à un Officier, pour touteréponse on le feroit d’abord marcher au ca-chot, & le lendemain au gibet. Les Ca-dets en France ont le même droit que lesMaréchaux des Logis fur les Officiers subal-ternes , & les Subalternes prétendent sa-voir sur les Généraux ; de sorte qu’il n’y arien de distinct parmi ces Troupes , & quetout y est dans une confusion affreuse. Cen’est pas que le Roi défunt n’y ait pour-vu par de sages Règlemens ; mais ceux quidevroient les faire exécuter, font occupésà Paris à se rouler dans de beaux caresses,à se parer, à se divertir, à faire leur cour,& se moquent du Service Militaire commede Jean de Vert.
Je doute qu’il y eût un Officier Françoisqui montrât autant de modération que Thé-mistocle Chef des Athéniens , qui ne se contentapas d’avoir procuré à un autre le Généra-
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