Lettres sur les
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tez Sidoine Appollinaire, qui, dansun fort beau Poëme, (a) dépeint admirable-ment la vivacité & le courage des François.
„ Ils jettent, (b) dit-ìl , leurs haches, &„ lancent leurs javelots avec une force mer-„ veilleuse, & ne manquent jamais leur33 coup. Ils manient leurs boucliers avecj, beaucoup d’adresse, & s’élancent fur leurs,3 Ennemis avec tant d’agilité, qu’ils fem-3, blent précéder leurs javelots, & arriver„ plutôt qu’eux fur leurs Ennemis. Us s’a-„ donnent à la Guerre dès leur enfance.33 S’il arrive qu’ils soient pressés par le„ nombre, ou par le désavantagé du ter-33 rein où ils íè trouvent postés , ils aifron-„ tent la mort fans faire paroître la moin-„ dre épouvante. On peut bien leur ó-
ter
(a) C’est le Panégyrique de l’Empereur Ma-jorien. L’Auteur de cet Ouvrage vivoit dansle même siècle que Clodion, c’est-à-dire en460. Quoique ce ne soit pas-là l’Antiquité laplus reculée, on convient cependant aíîezr queles Vers sont dignes du Siècle d 'Auguste.
(b) ExcuJJijfe citas vafium per inane bipenne,
Et plagie pr&fiijjè locum , clypeofqm r ot areLudus, & ìntortas prœcedere faltìbíts haftas ,Inane hoflem venijfe prius. Puerilibus annìsEfi belli maturus amor ; Jt forte premanturSeu numéro, feu forte loci , mors obruit illos,Non timor : inviElì perfant, animoquefkperjìtntffam prope post animam. Sidon. Apoll.