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François &c. Lett. VI. 69
ter la vie» mais 011 ne sauroit vaincre „leur courage ; & leur valeur paroit pein- „te sur leur visage, même après leur „mort. „
Voilà quel est encore le François : Mêmeadresse à manier ses armes, même impé-tuosité à attaquer, même bravoure à sou-tenir , même agilité à s’élancer fur l’Enne-mi, & même intrépidité à affronter le péril.
Vous n’avez , pour vous convaincre, qu’àjetter les yeux fur le Paflàge du Rhin en1672 ; fur la prise de Valandennes , empor-tée d’assaut après quelque íîx jours de tran-chée ; fur l’attaque de Namur fur les se-cours de Candie & de St. Godard ; & en milleautres occasions, où ils ont fait paraître lessusdites qualités.
Mais voici une objection, que vous faitesordinairement. Si vous êtes fi braves , dites-VOUS ,, pourquoi vous êtes~vous laijfé battre fi sou-vent ? Eh ! mon cher Ami, est-ce-là rai-sonner? Y a-t-ildes Troupes au monde quise puissent vanter de n’avoir jamais été bat-tues ? Les Suédois en sont-ils moins bravesgens, pour avoir été battus par les Mosco-vites F (a)
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(f) Ce nom ne doit pas offenser Mrs. lesRujjiens , qui le regardent aujourd’hui comme in-jurieux. On ne veut par-là que désigner leursAncêtres, & on n’a nullement envie de choquerune Nation aussi respectable.